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Siri, Cortana, Google Home, Alexa… derrière ces noms se cachent une petite révolution dans l’organisation du contenu en ligne. Les assistants virtuels ne servent pas qu’à envoyer un SMS, lancer de la musique ou ajouter un rendez-vous dans votre calendrier. Ils sont sur nos ordinateurs, nos tablettes, nos enceintes connectées et demain, ils seront dans notre maison et au sein de nos appareils connectés. D’ici 2020, le cabinet Gartner estime que 30% des recherches sur internet seront effectuées sans écran, uniquement à partir de la recherche vocale. Au cours des 12 derniers mois aux États-Unis, 58% des consommateurs ont utilisé la recherche vocale pour obtenir des informations sur des commerces locaux.

Pendant longtemps, la communication vocale homme-machine n’était qu’une manière pour les scénaristes hollywoodiens d’ajouter un peu de piquant à un film de science-fiction. Aujourd’hui, si on est encore loin de Tony Stark parlant à Jarvis  dans la trilogie Iron Man, la commande vocale devient un comportement normal. Un usage qui bouleverse la recherche en ligne et pour lequel le contenu doit être optimisé afin d’être accessible par la parole.

Faites de Google votre meilleur ami

Pour être bon sur la recherche vocale, il faut d’abord être bon sur le référencement naturel traditionnel (SEO). L’occasion de rappeler quelques règles de base :

  • Un contenu de qualité qui est mis à jour régulièrement.
  • Des backlinks provenant de sites de confiance.
  • Des mots-clés soigneusement identifiés que l’on retrouve dans les titres et le contenu.
  • Un sitemap fonctionnel et accessible par Google.
  • Un site adapté à une navigation mobile.
  • Un site optimisé qui se charge vite.

D’autre part, il est important pour un commerce ou une entreprise de se réapproprier sa fiche “Google My Business”.  Ce sont des méta-informations qui apparaissent sur le moteur de recherche et qui mettent en avant les horaires d’ouverture et de fermeture, les avis de clients, des informations pratiques, etc. Plus la fiche est complète, plus elle sera susceptible d’être utilisée par la recherche vocale. Et la bonne nouvelle c’est qu’il est désormais possible pour une agence de faire ce travail à la place d’un client. Une démarche à ne pas sous-estimer, car pendant les fêtes de fin d’année, la question la plus fréquemment posée concerne les horaires d’ouverture des magasins.

Enfin, gardez en tête que les résultats qui ressortent le plus dans la recherche vocale proviennent généralement des snippets de Google. Ce sont ces extraits enrichis qui apparaissent dans le moteur de recherche avant même l’affichage des résultats. On parle alors de position 0. C’est un contenu automatiquement généré par le moteur de recherche à partir de sources qu’il considère comme étant de qualité, et qui répond souvent à des questions très précises, commençant par « comment », « pourquoi » ou «  ​est-ce que ». Des informations que Google va chercher directement sur les sites, dont le contenu mise sur une approche conversationnelle.

Rédiger en mode conversationnel

La recherche vocale est une conversation. À ce titre, les spécialistes du référencement ne misent plus uniquement sur les mots-clés, mais également sur les long-tail keywords (ou mots clés de longue traîne en français). Ce sont des termes de recherche qui associent plusieurs mots ou phrases et qui composent 70% des recherches sur Google. Il faut voir ces expressions de recherche comme un renouveau des interactions avec les moteurs de recherche. Des questions en langage naturel du type « comment choisir le bon écran de télévision » ou « quelles sont les tendances déco 2018 » qui poussent les sites web à adapter leur contenu.

C’est pourquoi vos titres et vos contenus doivent intégrer ces éléments de recherche, afin d’avoir une chance de remonter dans Google. Un blog et une stratégie adaptée de marketing de contenu constituent alors des leviers stratégiques, au même titre qu’une page de FAQ qui intègre des questions/réponses en langage naturel. Quelques exemples :

  • Quelle est l’adresse du magasin ?
  • Quelle est la station de métro la plus proche (ou l’arrêt de bus) ?
  • Quels sont les marques et les produits distribués ?
  • Puis-je commander en ligne ?
  • Comment joindre le service client ?
  • Que faire si… ?
  • Comment faire… ?

Retravailler votre markup Schema

Enfin, dernière bonne pratique : le markup Schema.

C’est une étape qui nécessite un minimum de connaissances techniques, car il s’agit d’optimiser le code HTML de votre site pour faire comprendre à Google le cadre dans lequel s’inscrit votre contenu. En clair : donner du contexte et valoriser les interactions possibles en langage naturel.

Les internautes qui visitent votre site web ont généralement une idée assez claire de ce qu’ils y trouvent. En revanche, pour un moteur de recherche, la démarche est assez différente. Les titres, le ton, le style de l’écriture ou encore les homonymies peuvent prêter à confusion. En ajoutant des tags spécifiques dans vos pages web, vous pouvez créer des microdonnées qui vont faire comprendre à Google le sens de votre contenu. Un exemple simple : si vous parlez de « montagne », à quoi faites-vous référence ? Parlez-vous géologie ? Géographie ? Randonnée ? Sports d’hiver ? Botanique ? Sports extrêmes ? Économie ? Sociologie ? Le markup Schema permet de classifier l’information afin que vos pages ne soient vues que par les personnes vraiment intéressées.

Tendance qui s’annonce durable, la recherche vocale décomplexifie le rapport à la machine. On parle à notre assistant virtuel comme à un proche. On lui demande de faire des recherches, de commander des repas, de nous donner des conseils ou de faire des achats. Or, face à cette tendance, seuls les sites les mieux préparés pourront sortir du lot. Prêt à converser avec vos internautes ?